DOI: 10.1051/futur:2006321105
Le partage des fruits de la croissance. Que peut-on dire du partage de la valeur ajoutée dans les sociétés non financières françaises depuis 1970 ?
Gilbert Cette Résumé
Cet article montre comment a été répartie, depuis 30 ans, en France, la valeur ajoutée des entreprises entre d'une part les profits et d'autre part la rémunération du travail. Son auteur montre en substance qu'il est faux d'affirmer que les fruits de la croissance ont été principalement captés par les profits et qu'en fait, la répartition a été relativement stabilisée depuis 15 ans à des niveaux comparables à ceux d'avant le premier choc pétrolier.
Cependant, au sein des profits, les actionnaires (dont l'apport en capital est indispensable à la production de richesses) ont accaparé la baisse des charges financières principalement liée à la baisse des taux d'intérêt. Pour autant, souligne Gilbert Cette, cela ne présume pas des évolutions à venir parce que cette répartition résulte de taux d'intérêt atypiquement bas et que leur hausse prévisible laisse entrevoir de nouveaux conflits sur le partage de la valeur ajoutée.
Sharing the Fruits of Growth. How Have French Firms outside the Financial Sector Allocated their Added Value since 1970?
Abstract - haring the Fruits of Growth. How Have French Firms outside the Financial Sector Allocated their Added Value since 1970?
This article describes how French firms have allocated their added value between profits and wages over the last 30 years. Gilbert Cette argues that it is basically wrong to state that the fruits of growth have mainly been channelled into profits; instead, the proportions have remained relatively stable for the last 15 years at levels comparable to those observed before the first oil crisis.
However, on the profit side, it is shareholders (whose injection of capital is a prerequisite for growth) who have gained from the fall in financial costs, arising mainly from lower interest rates. Yet, Gilbert Cette argues, this does not presuppose the changes in future because this pattern is the result of unusually low interest rates, and when rates rise, as is likely, this may well lead to new tensions about how the added value is shared out.
Mots clés : Entreprises -- Productivité -- France
© futuribles Sarl 2006


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